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Chapitre un : L'aveu

Chapitre un : L'aveu
Les dernières notes de In die Nacht raisonnent dans ma tête. Le public nous fait une ovation telle qu'on en a jamais eu auparavant. Mon jumeau est rayonnant. Je l'ai rarement vu aussi heureux que lorsqu'on est sur scène, et il le parait encore d'avantage ce soir.
Je crois que c'est le bon moment pour tout lui avouer. De toutes façons, il faudra bien le faire un jour non ? Depuis que j'ai découvert ces... sentiments, je ne peux pas m'empêcher de culpabiliser, et son ignorance à ce sujet me ronge encore plus, si c'est possible.

Je retourne une dernière fois sur la scène pour saluer le public avant de rejoindre ma loge.
Le concert était creuvant, mais ça fait tellement de bien de penser à autre chose. Il n'y a que là que j'oublie tous mes problèmes... Enfin si on peut appeller ça des problèmes. Côté professionnel, tout va bien... C'est plutôt du côté privé qu'il y a... rectification, qu'il va y avoir quelques changements.
Je ne peux plus continuer à l'éviter, c'est indéniable. Il faut que je lui parle.

Je viens de m'assoire lorsqu'on frappe à la porte. Ici, pas besoin de donner la permission d'entrer pour qu'on fasse irruption dans votre loge. La porte s'est ouverte sur lui.

"Hey ! Je viens chercher mon portable, j'l'ai oublié tout à l'heure."

Il s'approche de moi, prend son téléphonne, et s'apprête à repartir. Il faut pas que je laisse passer cette occasion. Des comme celle-là, j'en aurais surement pas d'autres avant longtemps, et je peux plus attendre. Je sens que mon coeur commence à s'emballer. Il ne faut pas que je laisse la panique me gagner, sinon c'est foutu. Je réagis alors qu'il a la main sur la poignée.

"Euh... Attends"

Il s'arrête et se retourne vers moi, tout sourire. Il attend que je continue. il faut que je continue. c'est pas une question de vie ou de mort, mais presque. Enfin, pour ma santé mentale surtout. Il faut que j'arrête de me torturer l'esprit avec des hypothèses.

"Je... J'ai quelque chose à te dire."

Il referme la porte.

"Vas-y. Je t'écoute.
-Ce... C'est assez compliqué en fait...
-...
-Je voudrais pas que tu le prennes mal, ou quoi que ce soit dans ce genre là.
-Tu peux tout me dire tu sais.
-T'es sur ?"


Il fronce les sourcils.

"Ben oui. Je vois pas trop ce qui pourrait m'énerver là tout de suite.
-En fait... Ces derniers temps je... Je vois plus les choses comme avant... C'est assez compliqué à expliquer... Je...Tu as toujours été très important pour moi.
-Bien sur, toi aussi !
-Non, tu comprends pas... C'est encore plus que ça !"


Il me dévisage, mais ne semble pas comprendre. C'est pas vrai je vais jamais m'en sortir ! Allez fais un petit effort quoi. Je soupire de lassitude, et enchaine :

"Voilà. M'en veux pas mais...
-...
- jecroisquejetaime..."


J'ai tout dit précipitement, je voulais m'en débarasser le plus vite possible, et j'espere surtout qu'il aura comprit du premier coup. Je ne me sens pas la force de le redire.

Il me regarde d'abord fixement. Longtemps. Beaucoup trop longtemps à mon goût. Mon coeur martelle mes côtes et c'est très douloureux. Lentement son sourire s'efface. il devient blême.
Je n'aurai pas besoin de répêter... Je commence à douter que ce soit une bonne chose.
J'ai tellement peur que mes mains commencent à trembler. Non. Il faut que je reste calme. Le calme avant la tempête ? J'essaie de parler, mais aucun son ne réussit à franchir la barrière de mes lèvres. Quant-à lui, il ouvre et referme frénétiquement la bouche, comme pour chercher de l'air.
Air qui commence à me manquer aussi. Merde, qu'est-ce que j'ai fait ?

"Tu... Tu quoi ?
-T'as... T'as très bien comprit..."


Je baisss la tête, honteux. Après un court silence, il se met à crier :

"Mais t'es MALADE ! Je veux plus JAMAIS en entendre parler T'ENTENDS ?! ME MELE PAS A CA !!!
-Mais...
-J'veux plus rien entendre !! Dégage."
Il termine dans un souffle.

Je m'execute. Qu'est-ce que je peux faire d'autre. Je sors en trombe de la loge où il reste comme paralysé. Il s'écarta seulement lorsque j'ouvre la porte. J'ai mal. Mal au coeur. La personne que j'aime le plus sur cette putain de planète me déteste.

J'herre dans les rues de Berlin depuis maintenant plus d'une heure, le visage ravagé par les larmes qui ne peuvent plus s'arrêter de couler. Je crois que je vais finir par me déssécher. J'ai jamais été aussi triste et déçut de ma vie. Triste au point de vouloir mourrir. Je ne sais même plus qui je suis. Qui j'étais ? Bill Kaulitz, chanteur d'un groupe de rock Allemand, un peu trop attaché à son frère jumeau. Aujourd'hui, je crois que rien ne sera jamais plus comme avant...


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# Posté le dimanche 02 septembre 2007 13:27
Modifié le mercredi 12 septembre 2007 11:18

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